Voyage des Lauréats 2015 – Colombey-les-deux-Eglises

Les lauréats du Concours National de la Résistance et de la Déportation du département de Lot-et-Garonne sur un lieu de Mémoire

Mettant à profit le pont de l’Ascension, le Comité départemental du Prix de la Résistance et de la Déportation a emmené les premiers lauréats à Colombey-les-deux-Eglises pour visiter le village, « La Boisserie », le Mémorial Charles DE GAULLE, l’immense Croix de Lorraine coiffant la  » montagne  » ainsi que le lieu de mémoire du Mont Mouchet en Auvergne.Dans cet article, nous allons nous intéresser à la première étape du voyage : Colombey-les-deux-Eglises.

Le village de Colombey-les-deux-EglisesEglise Notre Dame en son Assomption

Église Notre Dame en son Assomption

Situé à l’extrémité orientale du plateau de Langres, à environ 25 km au Nord-Ouest de Chaumont, préfecture de la Haute-Marne, le gros bourg agricole de Colombey-les-deux-Eglises est rentré dans l’histoire de France de part la présence de « la Boisserie », résidence secondaire du général DE GAULLE.
L’origine du nom du village est à mettre en relation avec un ancien colombier, aujourd’hui disparu, d’où le nom de Colombey.
Des deux églises, il n’en reste plus qu’une, Notre-Dame-en-son-Assomption.

Visite guidee de l'église
Visite guidée de l’église Notre Dame en son Assomption

Elle date de la fin du XIème siècle et a subit de profondes modifications au cours de son histoire. La seconde église est en fait l’ancien prieuré Saint-Jean fondé au XIIème siècle aujourd’hui transformé en habitation.

Dans le cimetière qui jouxte l’église se trouve la tombe du général DE GAULLE.

Tombe du général DE GAULLE
Tombe du général DE GAULLE

De nombreuses bornes d’information jalonnent les rues du village à l’attention du touriste. Les textes sont souvent tirés des « Mémoires de Guerre » du général.

19 aout 1944

Ce jour-là, des soldats allemands stationnent à Colombey. Un camion dans lequel se trouvent des F.F.I. traverse le village. Les maquisards tirent des coups de mitraillette en direction des Allemands. Deux soldats sont tués et d’autres sont blessés. Les nazis ne tardent pas à réagir. Venus de Bar-sur-Aube, ils arrêtent, dans la rue et les maisons, 21 hommes et une femme. Les otages sont emmenés et emprisonnés à Chaumont. Ils subissent quatre jours d’interrogatoires. Pour la plupart agriculteurs ou ouvriers agricoles, ils étaient originaires du village. Certains d’entre eux travaillaient dans une entreprise forestière qui effectuait des coupes de bois dans la région. Au cours de ces 4 jours d’angoisse et avec l’espoir d’être libérés, ils forment le vœu d’ériger une statue en hommage à la Sainte-Vierge. Intervention divine ou pas, les otages sont finalement libérés. La statue sera érigée au lendemain de la Libération.

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