La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 6 – Les principaux combats : Sos

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Juillet 1944 : les combats pour Sos

Le 15 juillet, à la suite de l’arrestation d’un milicien de Sos par le #Bataillon Néracais, une colonne allemande venue de Mont-de-Marsan investit #Sos.

Arrive une voiture du Bataillon Néracais qui se rend à #Gueyze. Les maquisards foncent pour s’échapper et engagent le combat pour forcer un barrage. Ils tuent le colonel commandant la colonne et un de ses lieutenants. Un de ces maquisards est tué, les trois autres sont faits prisonniers ; deux d’entre eux sont pendus à un balcon sur la place de Sos, l’autre, #Olivier, est obligé de les pendre, ainsi qu’un troisième homme avec l’aide du curé. Ensuite Olivier est placé de force en tête d’un convoi qu’il doit conduire à Massé (2 km au Nord-Ouest de Gueyze), au PC de la 2ème compagnie du Bataillon Néracais. Les camions s’engagent sur la 377, une route étroite. Longeant un talus, ils sont attaqués par une patrouille bien camouflée qui fait feu à volonté et qui jette dans la chenillette de tête une grenade qui n’explosera pas. Les Allemands prennent peur et Olivier s’échappe. Le convoi fait demi-tour et regagne Mont-de-Marsan en emportant 20 morts et une quarantaine de blessés.

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          20 juillet. Une expédition (3 autochenilles, 2 camions et 1 ambulance), venant de Houeillès, passe par #Arx, où elle est accrochée par le #Bataillon Arthur qui la bloque un moment. Elle continue vers Sos. En passant sur le pont de la Gueyze, peu après #Saucat et avant Meylan, la chenillette de tête saute avec le tablier de l’ouvrage, car les gars qui ont posé la mine ont attendu sur place le bon moment pour la faire exploser. De plus, #Mata lance une grenade qui détruit le camion qui suit. Les Allemands arrêtés tentent de réparer le pont sous les tirs d’une centaine de #FFI ; mais le combat est trop meurtrier, ils reculent et repartent pour Arx en laissant 22 morts à terre.

21 juillet. Les Allemands reviennent pour récupérer leurs morts et remorquer leur chenillette (que les FFI ont détruite au plastic entre temps). Nouvel engagement au pont de Saucat, et, en même temps, à Arx. 10 morts allemands, 2 maquisards.
22 juillet. Les Allemands, revenus cette fois en force suffisante (500) et avec la Milice, envahissent Sos puis empruntent la petite route 377 et arrivent enfin à #Massé où, après un vif accrochage, ils détruisent le PC du 2ème bataillon qui, lui, se replie à travers bois vers le Gers où il se reformera. Les Allemands repartent sous une pluie diluvienne et ne reviendront pas.

Pendant ce temps, les Alliés, débarqués sur les plages normandes, et qui ont franchi ou débordé les défenses littorales, ont beaucoup de mal à s’avancer malgré leur nombre et leur puissance de feu. Ils donnent (et ils ont) l’impression de piétiner. Ils n’occupent encore qu’une étroite bande de terre quand De Gaulle vient à #Bayeux (16 juin) faire un discours-programme et, plus encore, dire la volonté des Français de faire la loi chez eux. Caen, à l0 km du rivage, ne sera libérée que le 9 juillet.
Il y a, pendant 1 mois et demi un dangereux équilibre entre les forces en présence qui s’affrontent dans de furieux assauts. L’arrivée rapide des trois divisions fraîches appelées par le haut commandement allemand peut rompre cet équilibre et rejeter les Alliés à la mer. En retardant et en épuisant ces 3 divisions, la Résistance sauve l’Armée Alliée débarquée en Normandie comme le reconnaîtra le général Marshall, commandant suprême des armées américaines. La rupture du front a enfin lieu le 31 juillet. C’est la 1ère armée américaine (Bradley) qui fait cette percée à Avranches. La 3ème armée américaine (Patton) s’y engouffre ainsi que la 2ème DB (Leclerc) puis elles s’avancent en Bretagne, vers la Loire et vers Paris.
Cependant, fin juillet, le maquis du Vercors, le plus gros maquis de France (3 500 hommes), est attaqué et détruit par 10 000 soldats allemands et 500 SS descendus sur le plateau en planeurs.

[Pétain, à Vichy, de plus en plus isolé et coupé des réalités, prépare la réception qu’il compte faire à Eisenhower, mais il sera enlevé par les Allemands le 20 août au matin.]

« Raconte-moi la Résistance »
Jacques MUNIER
ANACR47 – 2013

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Situation générale en Lot-et-Garonne au cours des années 1939-1940

Les signes de la première résistance

Formation des premiers réseaux

Intensification de la guerre et de la Résistance – 1

Intensification de la guerre et de la Résistance – 2

Le temps des maquis – 1

Le temps des maquis – 2 – Le rassemblement

Le temps des maquis – 3 – Des coups dramatiques

Le temps des maquis – 4 – Les plans d’action

Le temps des maquis – 5 – La menace de représailles

Le temps des maquis – 6 – A la veille de Jour J

Le temps des maquis – 7 – Les Allemands reculent sur tous les fronts

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 1 – Le Jour J

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 2 – Villages sous la terreur

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 3 – Bombardements et escarmouches

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 4 – Les principaux combats : Astaffort

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 5 – Les principaux combats : Castelnau-sur-Auvignon

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 6 – Les principaux combats : Sos

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 7 – Les principaux combats : Prayssas

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 8 – Les principaux combats : Lapeyres et St-Jean-de-Thurac

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 9 – A l’approche du dénouement

La Libération du Lot-et-Garonne – 1 – Agen

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