La Libération du Lot-et-Garonne – 2 – le département

Table des matières

La Libération du département de Lot-et-Garonne et de la partie de Gironde qui lui est rattachée

Libération de Tonneins
Libération de Tonneins

 La #Libération du #Lot-et-Garonne a commencé par les zones les plus éloignées de l’axe de la Garonne. #Sos et les hameaux voisins n’ont plus vu d’Allemands après le 22 juillet. Le canton d’#Houeillès est définitivement libéré par le départ des #Hindous le 13 août. Sans qu’on s’en rende bien compte toute la partie Sud et la partie Nord-Est du Lot-et-Garonne sont libres. Les gens voient qu’il ne passe plus d’Allemands dans leur village, mais ignorent qu’ils ont disparu de vastes espaces alentour.

 Les villes : #Fumel, #Villeneuve, #Mézin, #Nérac…sont libérées sans combats, mais non sans règlements de comptes.
Dans la vallée de la Garonne le bataillon #Col-Dur a coupé définitivement aux Allemands toute possibilité de passage entre #Agen et #Port-Ste-Marie. La pression conjuguée des Bataillons #Jasmin, #Labrunie, Bernard #Palissy au Nord, #Néracais et #Arthur au Sud, provoque la libération de Port-Sainte-Marie, #Aiguillon, #Clairac, #Tonneins les 19 et 20 août.
21 août. #Marmande est évacuée par les Allemands qui se replient sur #La-Réole ; elle est aussitôt occupée par plusieurs commandos de divers bataillons, puis par la 9èmecompagnie #Vény. Le même jour y arrive le commando américain #OSS, qui a mission de détruire les wagons–citernes qui se trouvent en gare. La patience et la diplomatie d’un capitaine FFI évitent une nouvelle catastrophe.
A #Langon a lieu la seule bataille du retrait allemand, du 21 au 23 août, bataille qui réunit le bataillon Néracais, les groupes #FTP, les groupes Veny et le bataillon Jasmin. La #Résistance repousse les Allemands vers #Bordeaux tout en les empêchant de franchir la #Garonne vers le Nord. Pendant cette bataille de 3 jours, le Bataillon #Mickey libère #Sainte-Bazeille et la Réole puis délivre 158 #Sénégalais et #Malgaches du Fronstalag de #Laburthe.
Reste #Casteljaloux, qui a tellement souffert, le 10 juin, lors du retour des Allemands, que personne ne bouge. Puis, rassurés par la libération de Marmande, les habitants peuvent, eux aussi, fêter leur libération le 27 août et mettre en place leur nouveau maire, Daniel Blanchard.

Après la Libération, dans les jours qui suivent, le colonel #Beck s’inquiète de savoir tant de jeunes gens armés, inoccupés dans la nature, alors que quelques chefs de maquis tentent de prolonger leur importance en gardant leurs recrues et en se lançant dans l’action politique qui aurait vite fait de les opposer les uns aux autres. D’ailleurs De #Gaulle a décrété la dissolution des FFI dès le lendemain de la libération de #Paris. Beck donne donc, aux jeunes, le choix, soit de rentrer chez eux une fois désarmés, soit d’entrer dans des unités régulières pour se battre contre les Allemands encore en France.

Le Service historique de l’Armée de terre fixe à 12 178 le nombre de Résistants homologués en Lot-et-Garonne le 20 août 1944. Ce nombre, d’une précision surprenante, mais le seul que nous ayons, peut être pris comme ordre de grandeur. Devant le choix proposé, les 4/5èmes des volontaires de l’armée de l’ombre optent pour le retour immédiat à la vie civile. Quant à ceux qui continuent le combat :

  • 1 500 vont s’engager dans l’armée débarquée en #Provence, qu’ils rejoindront dans la vallée Saône-Rhône sur des camions à gazogène après avoir cherché les rares ponts intacts sur la Loire. Regroupés au Nord de Dôle sous le nom de « #Brigade-Garonne » et sous le commandement du colonel #Montagnier ils seront incorporés au camp de Valdahon, (dans le Jura), et amalgamés aux effectifs de la 1èrearmée B.
    Ils participeront aux combats des #Vosges puis d’#Alsace, au passage du #Rhin, atteindront le #Danube puis, les hostilités finies, assureront l’Occupation française aux frontières Sud de l’Allemagne.
  • 800 autres choisissent le théâtre d’opération de la côte atlantique. Ils sont d’abord réunis à la caserne #Toussaint pour y subir, pendant les mois d’automne, un entraînement rigoureux les préparant à leur tâche. Ayant pris le nom de « Bataillon #Atlantique », la plupart partent en #Gironde sous le commandement de #Baril, promu lieutenant-colonel, et joignent leurs efforts à ceux des autres #FFI du Sud-Ouest. Ils seront épaulés, en mars 1945, par des unités coloniales débarquées en Normandie. La Pointe de #Grave, énorme forteresse de 110 blockhaus précédés de barbelés et de champs de mines, tombe fin avril, quelques jours avant la capitulation de l’Allemagne.

[La Section Camping de la Fédération des Œuvres Laïques, réunie en assemblée générale extraordinaire à l’école Joseph Bara, ayant constatée la disparition de son matériel, qui a beaucoup servi aux 4 coins du département, prend, à l’unanimité, le nom de « Camping Duvergé ». Une indemnisation substantielle lui permettra de racheter assez de tentes pour pouvoir reprendre ses séjours en France et ses voyages à l’étranger.]

 « Raconte-moi la Résistance »
Jacques MUNIER
ANACR – 2013

Liste de tous les articles de la catégorie :

La Résistance Lot-et-Garonnaise dans la 2ème Guerre Mondiale

Situation générale en Lot-et-Garonne au cours des années 1939-1940

Les signes de la première résistance

Formation des premiers réseaux

Intensification de la guerre et de la Résistance – 1

Intensification de la guerre et de la Résistance – 2

Le temps des maquis – 1

Le temps des maquis – 2 – Le rassemblement

Le temps des maquis – 3 – Des coups dramatiques

Le temps des maquis – 4 – Les plans d’action

Le temps des maquis – 5 – La menace de représailles

Le temps des maquis – 6 – A la veille de Jour J

Le temps des maquis – 7 – Les Allemands reculent sur tous les fronts

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 1 – Le Jour J

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 2 – Villages sous la terreur

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 3 – Bombardements et escarmouches

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 4 – Les principaux combats : Astaffort

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 5 – Les principaux combats : Castelnau-sur-Auvignon

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 6 – Les principaux combats : Sos

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 7 – Les principaux combats : Prayssas

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 8 – Les principaux combats : Lapeyres et St-Jean-de-Thurac

La part du Lot-et-Garonne dans la bataille de France – 9 – A l’approche du dénouement

La Libération du Lot-et-Garonne – 1 – Agen

La Libération du Lot-et-Garonne – 2 – le département

Une réflexion au sujet de « La Libération du Lot-et-Garonne – 2 – le département »

  1. bonjour

    je vous contact ce jour pour savoir si vous avez des documents relatifs  , ou des preuves  d,epoque concernant les effcetifs  du bataillon atlantique ,en effet mon pere a fait parti du groupe veny , puis c,est engage avec les 800 pour aller combattre sur la pointe de grave , son livret militaire l, atteste et une croix de guerre  lui a ete attribuee durznt ces combats   .  auriez vous des documents attestant des effectifs  en tant que resistants 

    merci de me tenir au courant  si cela vous est possible

    sincerement 

    e dubernat

    ps:

      dubernat  roger    verse du groupe veny  dans le bataillon atlantique  en 44

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *