Archives de catégorie : Histoire

Recherche, connaissance, reconstruction du passé de de la Résistance et de la Seconde guerre mondiale sous son aspect général ou sous des aspects particuliers, selon le lieu, l’époque, le point de vue choisi; ensemble des faits, déroulement de ce passé

17 décembre – Commémoration à la Ragotte

Le 17 décembre 1943, au petit matin, les habitants de la ferme de la Ragotte, sur la  commune de Lévignac de Guyenne, sont assiégés par une colonne allemande, diligentée par la Gestapo.

Par malheur, au même moment,  des dirigeants du « mouvement  Combat »  de Marmande, en fuite, se rendent  à la ferme de la Ragotte pour se cacher momentanément.

Bilan de l’opération : 3 tués, René MAURY, Georges DARTIAILH et Paul GABARRA et 7 déportés , Camille DAUNIS, Auguste EGRON, Roger et Yvette OSSARD, Jean SOURNALET, Juliette BOUHET et Joseph LLO . Les deux derniers ne reviendront pas : morts en déportation.

Tous les ans, le 17 décembre, la commémoration de ces tristes évènements réunit un nombre très important d’associations, d’officiels, d’habitants locaux, d’enfants des établissements scolaires voisins et des descendants des victimes autour de la stèle érigée en mémoire des victimes de la Ragotte. Continuer la lecture de 17 décembre – Commémoration à la Ragotte

Le Programme National de la Résistance

Le « Programme d’actions de la Résistance » (qui deviendra le P.N.R., « Programme National de la Résistance » ) fut adopté à l’unanimité le 15 mars 1944 par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.)

Ce « programme d’action immédiate » définit les conditions d’une véritable libération nationale et appelle à l’engagement massif des Français dans un combat immédiat, incessant, et multiforme.

Les mesures à appliquer pour la libération du territoire dessinent, dans les domaines politiques, sociaux, économiques, les traits d’une République nouvelle, profondément démocratisée. Continuer la lecture de Le Programme National de la Résistance

Le temps des maquis – 1

Formation des maquis

 La grande affaire du moment c’est donc d’éviter le #STO qui touche d’abord les jeunes des villes : employés, étudiants, ouvriers. Comme ces « Réfractaires » s’échappent vers les campagnes, les réseaux de résistance se trouvent devant un phénomène de masse qu’ils n’ont ni provoqué ni prévu, et dont les Allemands sont la cause. Continuer la lecture de Le temps des maquis – 1

Intensification de la guerre et de la Résistance – 2

Les rafles et la répression renforcent la résistance en Lot-et-Garonne

 En Lot-et-Garonne le sort des juifs s’aggrave aussitôt : les déportations à partir de Tombebouc vers Drancy et Auschwitz commencent dès le 12 août 1942. Le centre d’internement ne se vide pas pour autant : il se remplit en vue de nouvelles déportations. Une rafle, le 26 août, toujours opérée par la police française, rassemble à Casseneuil 284 juifs, qu’ils quittent le 9 septembre transportés en bus à la gare de Penne. Ils partent pour Drancy puis Auschwitz où ils sont « sélectionnés » pour le travail ou gazés. Continuer la lecture de Intensification de la guerre et de la Résistance – 2

Intensification de la guerre et de la Résistance – 1

Le 22 juin 1944 marque un tournant dans le déroulement de la guerre sur le continent européen

En apprenant l’invasion de l’URSS par l’Allemagne, le 22 juin 1941, beaucoup de Français, (peut-être encore marqués, dans leur subconscient, par la retraite de 1812 ?), se sentent soulagés. L’Angleterre, qui porte leurs espoirs, n’est plus seule face à Hitler et va pouvoir reprendre des forces.
Les communistes sont restés discrets jusque-là parce qu’ils sont inquiétés depuis le pacte germano-soviétique, que leurs chefs sont emprisonnés et que le Komintern qualifiait cette guerre de « conflit entre impérialismes ». Changeant d’attitude, ils vont rapidement gonfler le nombre des insoumis. Continuer la lecture de Intensification de la guerre et de la Résistance – 1

Formation des premiers réseaux

Les premiers réseaux en Lot-et-Garonne

Chez les militaires : une « Commission allemande de Contrôle » doit inspecter nos stocks d’armes et les transférer en Allemagne. Le général Colson, éphémère ministre de Pétain, incite les commandants de régions militaires à cacher du matériel. Bien qu’il soit rapidement désavoué, le commandant Robinet, le capitaine Alix Guérin et le lieutenant Henri Richard continuent de stocker et de camoufler des armes et des véhicules autour de Bias avec la complicité de syndicats agricoles.

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Les signes de la première résistance

La première Résistance

 L’armistice écrase le pays. Les Allemands s’attribuent les 2/3 de la France jusqu’à une ligne de #démarcation, quasi-infranchissable, qui passe par Langon et Mont-de-Marsan et qui provoque le rattachement d’une partie de la Gironde – avec La Réole – au Lot-et-Garonne.

La France doit payer, pour « frais de l’armée d’occupation », 400 millions de francs par jour jusqu’au rétablissement de la paix (qu’on imagine proche). Avec ces sommes, les Allemands font main basse sur nos réserves et notre matériel roulant. Continuer la lecture de Les signes de la première résistance

Situation générale en Lot-et-Garonne au cours des années 1939-1940

Les principales dates du conflit, les lot-et-garonnais et la guerre

Dans ce billet, on observe Jacques #Munier relever les dates essentielles qui jalonnent la période allant de la déclaration de la #guerre à la libération du Lot-et-Garonne. Puis il introduit son exposé en rappelant la situation sociologique, économique et politique que connait le département à la veille du déclenchement du conflit ainsi que la manière dont la population apprend l’existence d’une voix qui refuse de se soumettre et appelle au sursaut national. Continuer la lecture de Situation générale en Lot-et-Garonne au cours des années 1939-1940