Émouvant hommage à Élie THOUEILLÈS

En ce début du mois d’avril, Élie THOUEILLÈS nous quittait. Il a été inhumé mercredi 13 avril dans le cimetière d’Allez-et-Cazeneuve après la cérémonie dans l’église. Un émouvant hommage lui a été rendu.

Pendant longtemps, il fut président de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants et ami(e) s de la Résistance). Au nom de cette association de résistants, Jean Masse lui rendait un dernier hommage en rappelant son passé.

Elie est né au «Resset», sur la commune de Monségur, le 25 avril 1921.

Engagé volontaire à 19 ans en février 1940, il est démobilisé en juillet 1940 à la débâcle et rentre à la ferme familiale.

Avec l’accord d’Irène, son épouse, il crée le réseau local qui va compter une vingtaine de volontaires.

Il dira dans un journal, «Nous avons mené la vie rude aux Allemands qui croyaient que nous étions plus nombreux». Un jour, un jeune Lorrain, René SCHLEIWEILER, que la Gestapo recherche débarque au «Resset». Ce représentant de l’AS (Armée secrète) élit domicile chez THOUEILLÈS et devient le chef du réseau sous le nom de «Dollé». Elie et son épouse ont pris de gros risques. Maxime GUÉNET en parle dans son livre «Capitaine Dollé». Un parachutage eut lieu au «Resset». Maxime GUÉNET l’évoque et dit : «Cette journée qui suivit ce parachutage et même la suivante furent pour les familles THOUEILLÈS, PINELLO et les plus proches, des journées d’angoisse, d’anxiété. Il a fallu, dans un premier temps, le courage et le patriotisme de toute une famille de Trentels ; cacher un chef recherché par les Allemands, organiser des réunions chez eux et surtout, surtout, camoufler dans leur grange tout un stock d’armes de guerre, de munitions provenant des parachutages à leur porte. Oui, il fallait du courage».

Élie a souvent témoigné au collège Paul-FROMENT pour la préparation du concours de la Résistance et de la Déportation et assistait à la remise des prix.

Président du comité cantonal, il ne cessera de faire connaître la Résistance. Il a aussi organisé les cérémonies de St-Romain-le-Noble et St-Jean-de-Thurac. Elie était très apprécié des Livradais et des gens du canton.

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