Plaque honorant Yvan POUYLEAU an n° 20 de la rue Montesquieu à Agen

Agen : une plaque pour que le passant se souvienne d’Yvan POUYLEAU

Une plaque pour honorer Yvan POUYLEAU

Le jour du 70ème anniversaire de la Libération d’Agen, une plaque a été dévoilée au n° 20 de la rue Montesquieu. Elle rappelle qu’Yvan POUYLEAU vécut en ce lieu. Jeune résistant FFI de 19 ans, il fut arrêté, torturé et abattu le 17 juillet 1944 pour faits de résistance. Yvan POUYLEAU est Mort pour la France.

Yvan POUYLEAU, résistant FFI, MPLF
Yvan POUYLEAU, résistant FFI, MPLF
Jacques CHANTRE, ancien résistant, rend hommage à Yvan POUYLEAU
Jacques CHANTRE, ancien résistant, rend hommage à Yvan POUYLEAU

Jacques Chantre, ancien résistant, relate les faits dans les termes suivants : « Dès 1941, un groupe de résistance se crée à l’usine Granges à Agen, anciennement située rue Henri Barbusse à l’emplacement actuel de l’hyper Casino. L’usine est requise par l’occupant pour la fabrication d’obus. Les résistants, rattachés au bataillon FTPF « Arthur », étaient particulièrement actifs notamment dans le sabotage des obus et autres pièces destinées à l’armement de l’ennemi.

Yvan POUYLEAU, né le 24 avril 1925 à Aubiac, intègre le bataillon « Arthur » le 18 juin 1944. Alors qu’un de ses amis Pierre COUSI est pris par les Allemands dans la région de Houeilles et assassiné lors d’un engagement, il décide avec un camarade de le venger. Le 16 juillet 1944, près du pont de Layrac, ils tirent sur les Allemands. Si l’un peut s’échapper, l’autre, Yvan POUYLEAU, est pris et ramené au siège de la Gestapo à Agen. Frappé à coups de crosses, il est ensuite livré au sinistre « Bouboule ». Ce dernier le ramène sur les lieux de l’arrestation et après l’avoir abattu d’une rafale de mitraillette, l’abandonne sur place. Son corps, pratiquement coupé en deux, est retrouvé le 20 juillet et déclaré à la mairie de Boé comme suit : « le 20 juillet 1944 est décédé au lieu-dit « Pelissier » à la hauteur du barrage, en cette commune, un inconnu de sexe masculin, paraissant âgé de 35 ans et d’une taille d’environ 1 mètre 60 ». Il reste inconnu jusqu’au 20 septembre 1944, date à laquelle son père le reconnait.

En cette année du 70ème anniversaire de la Libération d’Agen et de notre pays, nous rendons un hommage particulier à ce jeune agenais de 19 ans, engagé dans la lutte contre l’occupant et la milice. Il rejoint ainsi pour la postérité tous ceux qui ont partagé le même engagement et dont les noms sont gravés sur les stèles ou plaques des rues d’Agen.

Nous remercions les membres de sa famille qui 70 ans après se joignent à nous dans cet hommage. »

Un membre de la famille rend hommage à Yvan POUYLEAU
Un membre de la famille rend hommage à Yvan POUYLEAU

« Mesdames et Messieurs, dans cette journée de commémoration de la Libération d’Agen, je voudrais, moi aussi, souligner l’importance énorme du devoir de Mémoire que nous devons accomplir. Des femmes et des hommes tels Yvan Pouyleau ont refusé de se soumettre et ont sacrifié leur vie pour en sauver d’autres, pour qu’aujourd’hui nous vivions en paix dans une Europe en paix. Nous honorons aujourd’hui sa mémoire. Nous n’avons pas le droit d’oublier les martyrs. Puissent nos concitoyens, en levant leurs yeux vers cette plaque, avoir une pensée pour Yvan Pouyleau.  Merci.»

Un neveu rend hommage à Yvan POUYLEAU
Un neveu rend hommage à Yvan POUYLEAU

« Bonjour Mesdames et Messieurs. Je suis le neveu d’Yvan Pouyleau. Je suis très ému. Je vous remercie d’être tous là. Mes pensées vont évidemment à mon grand-père, à ma grand-mère, à ma mère et à mon oncle. Merci à tout le monde. Je suis très touché. »

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