17 décembre – Commémoration à la Ragotte

Le 17 décembre 1943, au petit matin, les habitants de la ferme de la Ragotte, sur la commune de Lévignac de Guyenne, sont assiégés par une colonne allemande, diligentée par la Gestapo.

Par malheur, au même moment, des dirigeants du « mouvement Combat » de Marmande, en fuite, se rendent à la ferme de la Ragotte pour se cacher momentanément.

Bilan de l’opération : 3 tués, René MAURY, Georges DARTIAILH et Paul GABARRA et 7 déportés , Camille DAUNIS, Auguste EGRON, Roger et Yvette OSSARD, Jean SOURNALET, Juliette BOUHET et Joseph LLO . Les deux derniers ne reviendront pas : morts en déportation.

Le duraquois – pays de résistance contre l’occupant nazi

Il y a 71 ans, jour pour jour, 4 jeunes hommes, engagés dans la Résistance dans le groupe des Francs Tireurs et Partisans (FTP) « Jean Marie », chargés de patrouiller dans les environs de Duras où une division de la Waffen SS opérait depuis quelques jours dans le Duraquois, furent repérés par un milicien local et dénoncés aux allemands. Cette division allemande, particulièrement féroce, évitait les grands axes routiers, préférant emprunter les petites routes, sillonnant les villages isolés et semant la terreur.

Le temps des maquis – 5 – La menace de représailles

Les Allemands cherchent à s’emparer des arrivages d’armes avant leur distribution. Une de leurs plus belles prises a lieu à la ferme de la famille Ossard à la Ragotte (2 km au Sud de Duras). Conduits par la Milice, ils récupèrent plus de 2 tonnes d’armes (2 parachutages successifs) en tuant 3 maquisards et en en déportant 8 autres dont 4 ne reviendront pas. Autre exemple : au Blanchou, maison isolée à 2,5 km au Nord-Est de Clairac. Conduits par la Milice, en pleine nuit, les Allemands tirent de la paille armes et munitions. Ils en chargent 2 charrettes qu’ils font atteler de vaches pour atteindre la petite route qui passe à la Molère, à 800 m de là, où attend leur camion. Tous les hommes du hameau sont déportés.