21 Mai 1944 – 1 – La rafle de Lacapelle-Biron

23, 24 et 25 mai 2014 : Souvenirs et Commémoration de la rafle de Lacapelle-Biron

Il y a tout juste 70 ans, des éléments de la division « Das Reich » investissaient le village de #Lacapelle-Biron à la recherche de #maquisards, d’armes et de #juifs. Dans ce village comme à #Devillac ou à #Vergt-de-Biron, la population fut brutalisée, 118 hommes arrêtés et #déportés, 2 hommes tués. Pour Lacapelle, sur les 54 habitants envoyés au camp de la mort de Dachau, seuls 26 rentrèrent au pays après la Victoire des Alliés sur le Nazisme.

Dans le cadre de la Semaine du Souvenir, l’association « Mémoire Vive » et la Municipalité de Lacapelle-Biron ont organisé deux manifestations à la salle polyvalente dont l’intérêt n’a pas échappé au public venu assister en nombre.

Le vendredi 23 mai, nous avons pu apprécier le grand talent de la comédienne, auteur et metteur en scène de  « L’Orchestre en sursis » : Pierrette Dupoyet. Cette pièce est une libre adaptation de l’ouvrage « Sursis pour l’orchestre »  de Fania Fénelon, rescapée de l’orchestre des déportées à Auschwitz, publié aux Editions Stock.

Du départ de Drancy jusqu’à la libération des camps de la mort en 1945, en passant par une évocation poignante de la vie dans cet enfer suant l’horreur, l’effroi et la mort, Pierrette Dupoyet déploie tout son art en sculptant, à la baguette, des instantanés de la vie dans le camp de #Auschwitz #Birkenau.

Sur le site de Pierrette Dupoyet, nous pouvons lire ce qui suit, à propos de cette pièce :
« Au camp d’Auschwitz, il y avait un orchestre de femmes dirigé par Alma Rosé (qui n’était autre que la nièce de Gustav Mahler). Les SS, entre deux séances d’exécution, prenaient plaisir à écouter la 5° Symphonie de Beethoven ou la Rêverie de Schuman. Que de courage il aura fallu aux femmes de l’orchestre pour ne pas sombrer dans la démence alors qu’elles accompagnaient en musique leurs sœurs d’infortune qui, tels des fantômes, partaient travailler, la peur au ventre. La faim, la maladie, l’épuisement et le désespoir devant l’inhumanité de la situation étaient, quelques minutes par jour, oubliés grâce à la musique…(oubliés ?), non, bien sûr que non, jamais l’oubli n’a été et ne sera de mise !
Comment des femmes sachant jouer d’un instrument auraient-elles pu renoncer à faire partie de cet orchestre où l’on avait droit à un morceau de pain supplémentaire et à des chaussures ?… Pour le reste, le sort était le même, pour toutes : le spectre quotidien de la mort avec cette question, toujours sans réponse… POURQUOI ? « .

Extraits du début de la pièce de théâtre :

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