Stèle de St-Romian, lieu-dit Marquey à Laspeyres

15 août 1944 : le groupe « GEOFFROY » tombe dans une embuscade à Laspeyres

Au lieu-dit Marquey, à Laspeyres, 4 maquisards du groupe « Geoffroy » sont abattus dans une embuscade tendue par les Allemands

Nous allons résumer, sur deux articles, l’ensemble des combats qui se sont déroulés sur le secteur de #St-Romain le Noble et St-Jean de Thurac, en introduisant le nom et une courte biographie de chacun des résistants au moment où leur mort est survenue.

Les ouvrages suivants ont servi de référence :

  • La Résistance – France au combat – de Jean Vermont,

  • Capitaine DOLLE de Maxime Guenet,

  • Les cahiers de la Résistance de ANACR 47.

BATAILLON GEOFFROY

Sylviane ARNAC, Vice-Présidente du comité de Fumel, lit le texte publié dans l'article ci-contre
Sylviane ARNAC, Vice-Présidente du comité de Fumel, lit le texte publié dans l’article ci-contre

Fin juillet 1944, sur ordre du Colonel BECK, Le Groupe #Geoffroy, issu de l’usine de Fumel et commandé par l’ingénieur Jean #VERMONT, intègre les compagnies Dollé et Kleber. Ce qui porte les effectifs du bataillon à environ 600 hommes.

Début août, il est question de se rapprocher d’Agen.

Les combats

Le 12 août à 8 h du matin, le bataillon s’installe à Combebonnet sur la commune d’Engayrac. Il est à peine 10 h du matin, le chef de secteur confie une mission de destruction de voies ferrées et d’interdiction de route au commandant du bataillon. L’opération est à effectuer au cours de la nuit suivante. Vermont demande un délai de 24 heures pour permettre à ses hommes de souffler un peu, suite au long transfert vers ce cantonnement, le mouvement ayant débuté à 2 h du matin. Le chef de secteur refuse.

Jean VERMONT, en compagnie d’une partie de ses officiers effectue une reconnaissance entre Agen et Valence d’Agen. Après étude, un lieu possible de sabotage de la voie ferrée est identifié près d’un pont sur canal.

Le 15 août, lors d’une seconde reconnaissance, Vermont et une partie de ses officiers se dirigent, venant du nord, vers les crêtes qui dominent l’endroit du futur sabotage.

Au lieu-dit Marquey, les Allemands, embusqués, ouvrent un feu nourri sur les maquisards.

#KUNTZ Georges est le premier tué par balle lors de l’embuscade. Son corps sera retrouvé à Lamagistère. Né le 7 février 1917 à Châlons-sur-Marne, il est officier d’artillerie en 1940. Refusant la défaite, il rejoint le groupe Geoffroy dès les débuts de celui-ci. Avec le grade de Capitaine, il participe activement à la constitution du bataillon. Mort Pour La France.

#BRUNOLD Jacques est blessé à la cuisse par une rafale d’un fusil-mitrailleur alors qu’il tente de le neutraliser avec son mousqueton. Il meurt suite à l’hémorragie de son artère fémorale. Son corps sera retrouvé à Lamagistère. Il est né le 19 décembre 1912 à Bar-le-Duc. Sorti de Saint-Cyr, il exerce ses premiers commandements en Afrique du Nord et en Mauritanie. Il a le grade de Capitaine dans le bataillon Geoffroy. Mort Pour La France.

#MORNATASSE, Sous-Lieutenant dans le groupe Kléber, est tué. Son corps sera retrouvé à Lamagistère.

#REDOULES Guy est blessé deux fois. La deuxième blessure est mortelle. Son corps sera retrouvé à St-Romain. Il est né le 19 juin 1911 à Trentels. Il rejoint le bataillon Geoffroy dès sa création et participe activement aux opérations aux côtés du commandant VERMONT avec le grade de caporal.

Le 16 août, le bataillon Geoffroy, en l’absence de son chef, blessé la veille à Marquey et hospitalisé à la clinique du château de Salomon à Montayral, détruit la voie ferrée entre Bon-Encontre et Lafox.

Le commandement du bataillon étant décapité, l’Etat-Major du secteur confie à la compagnie DOLLÉ la poursuite des opérations.


Dans un prochain article, nous publierons la suite du texte abordant les combats du Moulin du Noble.


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